jeudi 4 février 2010
jeudi 14 janvier 2010
samedi 9 janvier 2010
Obama, nègre blanc
Aujourd'hui ça l'est. Celui qui renfloue les banques maquerelles à coup de centaines de milliards, celui qui baratine à Copenhague, celui qui guerroie en Afghanistan, celui qui manigance les futures entourloupettes au Yemen. Obama, c'est le boxing day, forcément une arnaque. C'est juste un nouveau rouage, sauf qu'il arrive bien huilé, pour que tu le sentes bien profond mais sans douleur. Même que t'adores ça (normal, puisqu'il est n...). C'est comme un Clinton qui ne joue pas du saxo (et pourtant, il est n...) mais avec du changement. De la bouillie pour les cons bien-pensants, du pain béni pour les rednecks endurcis.
Les lignes de divisions n'ont pas changé d'un iota depuis les romans de Richard Wright. Cette fois, espérons vraiment que les bien-pensants vont payer, comme cette connasse de Miss Dalton dans Un Enfant du Pays. Avec Obama, on entend du génie dans le discours mais de la merde sanguinolante sur le terrain. C'est ce que nous chie l'Amérique depuis Kennedy, les saveurs changent, c'est tout. Et le meilleur est à venir.
Bien à vous Oncle Sam et Oncle Tom, d'ici aussi, on n'y voit que du feu.
dimanche 3 janvier 2010
Le fantasme islamique
La décennie débute sur un nouveau nom. Anwar Al-Aulaqi. Jamais entendu? C'est le digne héritier de Ben Laden que les écritures annonçaient. Les rois mages que sont Londres et Washington ferment leur ambassade au Yémen en raison de menaces d'Al-Qaïda (une supputation de bribes de menaces), rejoint par un troisième larron qu'est l'Espagne (les trois ayant morflé directement sur leur territoire). Mais au Yémen? Il faut savoir que l'exotisme est un luxe qui ne se refuse pas au Pays de l'oncle Sam. Moins le public est capable de placer un pays sur une carte, plus il y a des chances que son nom nourrisse de joyeux fantasmes.
Du fantasme, il en faut drôlement ces temps-ci pour continuer l'œuvre inachevée de Bush. Certes, la paix a pris un coup sévère à sa permanente en attribuant son Nobel à un homme en guerre, un homme qui, le jour même de sa désignation, était en réunion militaire! Mais on ne peut s'arrêter en si bon chemin. L'Afghanistan, comment dire, c'est pour très longtemps. On ne peut y mener un front sans alimenter constamment son vivier qu'est l'opinion publique.
L'Irak est un échec flagrant. Blair a confirmé les mensonges de 2002-2003 qui devaient justifier l'invasion, ce qui contrevenait aux conventions internationales. Le gouvernement Karzai est une mascarade, son autorité est remise en cause partout (et surtout chez lui). L'Afghanistan est toujours sous domination talibane 8 ans après l'intervention de la plus grande puissance militaire mondiale. La situation du féminisme n'y a pas bougé d'un iota, même si le sujet fut un véritable porte étendard. Le terrorisme n'a jamais autant été que ce qu'il est au fond: un épouvantail démantibulé et insignifiant.
Al-Qaïda a de beaux jours devant elle, l'organisation est un Halloween à longueur d'année: une horreur qui ne fait peur à personne, avec ses barbus, son voile intégral, ses salafistes, ses minarets, car tout cela est d'une façon ou d'une autre l'apanage de ce qu'est Al-Qaïda. Anwar Al-Aulaqi est aussi menaçant que je suis disque jockey.
Un article de The National, cité par Wikipédia (en version anglaise, parce que le bonhomme est tellement connu que sa page en français est inexistante), le présenterait comme le Ben Laden d'Internet, avec un compte Facebook et un blog (hoooo, l'ADM!). Moi aussi j'ai un Facebook et un blog, 'sti, et alors?
Anwar al-Awlaki rédigeant des menaces terroristes sur son blog
Alors c'est n'importe quoi. Le compte Facebook n'existe pas. Il y a bien un groupe de Fans... Le groupe réunit (à travers le monde!) à peine plus de 50 membres... Même Kémi Séba a plus d'adeptes en France. Et pour son blog, je vous laisse apprécier...
Mais bizarrement, quelque chose me dit que tout cela prélude de bien mauvaises choses. Ça ne va pas s'arrêter là mais plutôt aller crecendo. Je vous le dis, on vas manger.
mardi 7 avril 2009
Le deuil de la bien-pensance
Double You, le plus gros connard de la galaxie. Même les mioches lui pissent à la raie
Mais pourquoi ce brusque sursaut? Que se passe-t-il dans la tête du jeune con qui se met tout d'un coup à aimer Bush? Ils étaient pourtant légion à lui cracher à la gueule, en coeur, unanimes, se pensant dans leur bon droit de le traiter de pire ordure humanitaire de ce siècle débutant! Eh bien j'ai enquêté. Et pour ce faire, j'ai commencé par me rendre au domicile du pseudo-chroniqueur qui pollue cette page avec moi. Il était à peine quinze heures et il était fourbu par une sorte d'angoisse interne. Je l'ai trouvé hirsute. Une lourde haleine de bière émanait de lui comme un relent de défécation. Il trainait les pieds quand nous marchions de la porte d'entrée de son immeuble jusqu'à son appartement. Il avait vieilli de deux ans. Et à son âge, pauvre morveux écrivailleux, deux ans sont des siècles. Il machouillait un mégot éteint qui refusait de s'allumer.
Mon hôte m'indiqua de la main le sofa comme on montre une niche à un chien vieilissant. Il me fit alors cette confidence terrible: "Il part..." Qui? ai-je répliqué. "Mais Bush! Ça fait huit ans qu'il nous permettait de nous définir et de nous sentir bien et le voilà qui nous abandonne." Pauvre orphelin de Double You. Je voulus réveiller en lui l'adorateur de Malcolm X et de Martin Luther King.Tu devrais te réjouir de l'arrivée d'Obama, m'aventurai-je. "Obama..." se contenta-t-il de souffler. "Obama... Mais il est trop bon ce négro mal blanchi. Il parle trop bien. Il a fait Harvard. Il est le rêve accompli de MLK. Qu'est-ce que j'en ai à foutre d'Obama? Je l'emmerde Obama."
Oui, il emmerde Obama. Il est surtout emmerdé par Obama. Et vous aussi, mais sans vous en rendre compte. Lui est simplement plus éveillé que vous. Plus à même de comprendre les enjeux du quotidien. Moins mièvre. Moins tendance à se complaire dans le discours officiel que nous ressasse la presse bien-pensante. Véritable vivisecteur de notre temps. Son poul bat au rythme de l'époque et de la rue. Trop peu consensuel pour être démocrate et suffisamment anar pour être tête de liste. Mais cette fois, mon ami était vraiment mal. Il crachait sur sa moquette en laine de lama comme on crache sur le plancher d'un saloon. Il ponctuait ses phrases de quintes de toux tuberculeuses.
"J'ai débarqué avec un pied de biche chez ma voisine hier", me dit-il sur le ton de la provocation. Ça ne me surprit pas tellement. Je vous ai dit tout le bien que je pensais des contraltos orgiaques et transmuraux qui émanent de la chambre à coucher de celle-ci. Je lui demandai donc si il la niquait, mais le fis avec cette voix doucereuse de docteur Freud quand il parle à son partient, et je le fis tant et si bien alors que, paradoxalement, je me trouvais sur le sofa.
"Non, continuait-il, je ne suis pas rentré pour la limer, j'y suis allé pour la détester. Je me sens totalement dépourvu. Il était si facile de détester Bush. Nous détestions tous Bush. Et toi aussi, tu le détestais. On pouvait avoir violé un bébé, on était toujours mieux que Bush. Qu'allons-nous devenir maintenant que nous allons nous révéler au monde dans la lumière crue du jour, nous-mêmes, moches et hideux. Quand les figures de détestation disparaissent, il ne reste qu'à haïr ses voisins."
Devais-je lui donner raison? Dois-je moi aussi me découvrir une soudaine passion pour Double You? Faut-il abattre Obama pour mieux haïr son meurtrier? La réponse, la semaine prochaine.
lundi 23 mars 2009
Missing (double) you
Faut le dire, et sans hypocrisie aucune. Pas comme le professeur Shadoko, ce calomniateur en puissance, voudrait me le faire clamer haut et fort. Plutôt calmement et avec un peu de ce cynisme qui rend les mensonges un petit peu plus vrais.
C'est d'ailleurs lui, Shadoko, qui vient me chercher noise chez moi, quand je me trouve en charmante compagnie. Il s'incruste aisément et en profite pour analyser la topologie de mon sofa et de ce qui se trouve allongé dessus. Je laisse faire, je suis volontiers partageur. Il vient comme ça régulièrement me lancer des noix à la face, sous prétexte de faire avancer le schmilblick, pour me parler de George Bush. Vous le connaissez peut-être, le professeur Shadoko. Zouave de classe A. Il se fait des vieux os à Poly. Un putain de génie, pas du style qui «ira loin dans la vie, ce petit». J'aime le garder de mon bord de la fosse septique en prévision des temps ou ça va réellement schlinguer sa race. Aujourd'hui, il veut me faire dire du mal de Double Vé.
Le professeur Shadoko ne pense qu'à ça!
Alors que George, on devrait pour une fois te rendre hommage. Tu me débectes pas tant que ça parce qu'avec toi sont tombés les masques. Les masques de ceux qui se sont découverts admirateurs des oeuvres de Clinton, de Carter, de Kennedy (et bientôt, d'Obama) à l'aune de ton bilan peu reluisant. Mon vieux George, je ne veux pas qu'on se serve de ton triste legs pour porter des Clinton ou des Kennedy aux nues. Leur conférer le statut de sages, d'hommes de légende et te reléguer à celui d'idiot du village. Ils étaient aussi cons que toi, sinon plus (t'as fait Yale après tout) et aussi nuisibles.
On m'accuse de t'avoir copieusement insulté. Facile de cracher sur ta gueule rougeaude de vacher débile. Mais j'ai jamais oublié que t'étais qu'un numéro parmi d'autres sur la liste du top 50 des enculés de l'histoire.
D'ailleurs, on y pensant bien, je crois que je vais commencer à travailler à ta réhabilitation. Juste le temps que ça se tasse un peu. On voit que ça marche plutôt bien avec Nixon. Lui, jadis honni, détesté par l'humanité toute entière, voilà qu'on lui découvre tout à coup des qualités de génie politique. Lui, le paysan inculte, le maniaque de la manipulation, tricheur honteusement chopé le doigt dans le pot de confiture, mué en révolutionnaire des médias dans le Frost/Nixon de Ron Howard ou en génie politique dans le Nixon d'Oliver Stone. Le voici admiré pour avoir préféré démissionner plutôt que de révéler le contenu de ses cassettes.
La calomnie n'a plus de bornes
Les gens ont la mémoire courte. Exemple? Mon concierge, américain d'origine hawaïenne (véridique) se tient plus de joie de voir Obama à la maison blanche et George foutre le camp. Il est sympa mon concierge, autant que les cinq cent étudiants qui se sont réunis dans un amphi de l'UdeM pour fêter l'invetiture de Barack. Sympa malgré sa dentition sinistrée et son haleine pestilentielle. S'aventurer proche de sa bouche, c'est comme expérimenter la découverte d'un charnier à Srebreniça. Je sais de quoi je parle, moi qui ai fait la Yougoslavie sans dégainer une seule fois. Lui, il a pas fait la Yougoslavie, mais le Panama en 1989. Il s'est battu pour la démocratie et la liberté en Amérique Centrale, sous les ordres de George Bush, le père cette fois. Il évoque ses souvenirs avec fierté, nostalgie et, je ne suis jamais assez prudent, dix bon mètres de distance de bibi. Et moi ,je lui réponds: tsé, la démocratie qui envahit le Panama, qui élit Barack Obama et qui conspue W. Bush, elle se fera sans moi.
dimanche 8 mars 2009
Ma mère ne s'appelle pas Joplin
Janis Joplin ensorcelant la foule à Woodstock
Bref, tout ça pour dire que quand on tape frontalement la barrière des 28 ans comme je viens de m'y assommer, ça fait mal à la courge, le club 27. Le passage du quart de siècle n'était pas des plus réjouissants, mais 28 piges, quand j'écoute Hendrix jouer Little Wing, je me dis quelque part que j'ai raté ma vie. Pas un seul album enregistré. Pas une ligne de blanche. Zéro héro. Vous ne vous rendez pas compte ! Oui, j'ai bien eu quelques soirées de beuverie où j'appelais le 911 à minuit pour souhaiter la bonne année au mec de garde. Mais mes beuveries insolentes n'ont pas causé de procès pour outrage aux bonnes mœurs comme Morrison a pu m'y devancer. Le gars de garde, je lui ai simplement fait mes vœux. J'avais trop la chienne de lui conseiller de laisser courir les bandits, trop peur de lui dire que les flics sont des faux-culs, que j'étais avec sa femme ou que sa mère fricote avec les anarchistes du plateau. C'était juste pour faire marrer le zigoto qui pollue cette page avec moi et qui ce soir-là partageait avec moi une Saint Sylvestre en solitaires. Je voulais pas bouleverser le XXIe siècle, moi.
Jim Morrison, arrêté pour avoir fait des appels anonymes au 911.
Bouleverser le XXIe siècle... Oui, certains s'y sont risqués de haut vol, de manière fulgurante, à la fleur de l'âge comme on dit. Mohamed Atta par exemple. Mais est-ce vraiment un exemple ? Je vais pas attaquer la tour Ville-Marie en traîneau à chiens. Et puis fondamentalement, je ne suis pas fondamentaliste. D'accord, je suis pour que le Lys fleurisse, mais est-ce une raison pour choper la crève par le moins trente qu'on annonce ? Sans compter qu'il n'est pas dit que ça me porte au panthéon des grands de ce monde. D'autant que la barre est fichtrement haute. Difficile de laisser sa marque après le passage de Bush fils. Ces chroniques dantesques qui continuent à bouleverser la première décennie du XXIe siècle et à mettre sens dessus dessous le Moyen-Orient forcent l'humilité. Comme diraient mes amis scientifiques, ça définit le zéro. Sauf que bon, sacrée dichotomie: le zéro où nous baignons tous avec nos petits soucis de REER qui pique du nez versus l'inqualifiable horreur des 10,000 à 27,000 morts violentes annuelles en Irak depuis que les States y sont venus faire fleurir la démocratie.
C'est pas pour dire, mais c'est plié pour laisser sa trace dans l'histoire. Ah si ! Y a peut-être Madame Clinton qui pourra y goûter, elle qui trouve décent de nous débiner ses insanités comme quoi Israël doit se protéger des roquettes du Hamas alors que les palestiniens comptent près de 1000 morts (dont 30% de femmes et enfants) depuis le début de l'offensive Plomb durci, contre 13 morts côté Israélien, dont 10 militaires... Il faut le faire !
Hilarious Clinton, quelle conne celle-là...
Laisser sa trace dans l'histoire, Madame Clinton va nous dégoter la palme avec sa résolution de ne pas dialoguer avec le Hamas (ce qui va contre la récente intervention de Barack) . J'imagine cependant que Hillary se permet de tels écarts sous prétexte que les Palestiniens n'ont pas encore reçu la démocratie. Minute que je vérifie... Ah tiens... Le Hamas a été élu démocratiquement. Quand même ! Autant pour moi.
Bref, le Club 27 et mes velléïtés d'y adhérer, finalement, je crois bien que je vais ranger ça au congélo. Ça presse pas à la minute, comme qui dirait.
vendredi 16 janvier 2009
Post Obamania…
Mais bref, revenons-en à notre question : eh bien il s’avère que malgré la crise financière qui a pour conséquences licenciements, hausse de l’insécurité et stagnation économique car les gens n’ont plus vraiment de quoi consommer, tout le monde semble continuer de croire au symbole d’espoir que Hussein a représenté et continue de représenter.
Nouvelle à la donne cependant, la crise actuelle au moyen orient. Là, c’est une autre histoire. Il faut dire que depuis que celle-ci a commencé, la Maison Blanche joue un peu au fonctionnaire un Vendredi après-midi précédant des vacances. On ne prend pas de nouveaux dossiers. Mais l’opinion publique locale semble pencher en faveur de cette attitude d’ignorer ou de ne pas trop se mouiller dans l’histoire tant que les problèmes locaux ne sont pas réglés. Il sera toutefois intéressant de voir comment la nouvelle administration va aborder le problème.
Sur un plan plus touslesjoursdiste, les t-shirts de mister Obama continuent d’être portés fièrement. Je m’en suis même fait offrir un ! On voit des posters un peu partout, des « Yes, we can » et des imprimés de la face du président élu avec la mention « Hope » en dessous.
En tous cas, il aura vraiment gagné la confiance de son électorat. Reste à voir s’il saura la garder et lui faire honneur.
Il est pas cool ce Obama ? Un mix entre Neo (The Matrix) et Martin Luther King (dont c’est le jour Lundi d’ailleurs). « Toi même tu sais… » qu’il semble nous dire l’amigo !
dimanche 9 novembre 2008
mercredi 5 novembre 2008
Obama et mes facebook friends
Just the beginning
Pas comme si je m'y attendait pas, m'enfin...Ça devient fatiguant, le discours racial et coloré dont nous bassinent les médias, pour vendre plus de papier et de temps de pub.
À la radio de Radio-Can (as they say), c'est le festival Haïti en Liesse. Dans les titres: À Montréal, les noirs exultent! À la TV, on nous montre des africaines remuant du fion, frétillant du croupion et braillant à tue-tête: « Obama! Obama! C'est la pweuve ultime que les noiw's peuw' wéussiw en Améwique!».
Une chance que les noirs n'ont jamais eu aucun autre motif de fierté de toute leur histoire, sinon qu'est-ce qu'on morflerait pas à chaque fois. (À l'adresse de débiles potentiels, ce dernier paragraphe est ironique).
Bref, de quoi demeurer perplexe.
lundi 3 novembre 2008
samedi 1 novembre 2008
Obama ain't The Doctor
Dans les news, y'en avait que pour la présidentielle amerloque. McCain, Obama,McCain, Obama,McCain, Obama,McCain, Obama, j'ai pesé illico sur Off. Et j'ai laissé le vieux gars de Tulsa me raconter ses légendes d'Okie.
JJ Cale, leur maître à tous, chillant sur un banc.
Pis je me suis dit, vraiment, McCain me fout la gerbe. Mais je sais pas non plus ce qu'ils ont tous avec leur Obamania. Ça doit écouler du papier, je présume. Un type qui, dans sa chasse au berger afghan, se dit prêt à bombarder le territoire d'un pays souverain (encore que, qui le contrôle vraiment, hein?) avec ou sans l'aval du gouvernement de ce dernier, moi ça me dresse autant qu'un pédoncule de melon trop mûr.
Obama me renvoie une image trop lisse, trop bien pensante, trop grande gueule de jeune premier, ses performances scéniques galvanisantes ne réussissent à éveiller en moi que des crises de flatulences prolongées. Moins que celle de Bush, l'Amérique d'Obama ne m'enthousiasme pas, elle me laisse de marbre. L'Amérique qui me fait lever c'est celle de J.J. Cale, d'Albert King, de Chester Himes, de Dylan, pas celle du slogan dégoulinant de démagogie qu'est Yes We Can.
dimanche 19 octobre 2008
Obamania
jeudi 7 août 2008
Hilarious Clinton

À la question qui demande en substance si elle va laisser son nom sur la liste des candidats à la candidature du parti démocrate, l'incroyable Clinton n'a pas répondu du NON clair auquel on se serait attendu de sa part. Il semblerait en effet que l'ex first lady ambitionne de prendre par la force de l'arrogance ce que Obama ne lui a pas proposé honorablement.
Dans une intervention conjointe, les deux bureaux de presse des deux candidats Obama et Clinton ont pourtant réaffirmé que le parti démocrate demeure uni. Il s'agit simplement de sauver la face, on s'en sera douté.
Elle manque vraiment pas de souffle, la bougresse.
mercredi 6 août 2008
Oprabama
Eh bien on apprend maintenant du travail des deux universitaires Craig Garthwaite and Tim Moore que non seulement elle parvient à faire acheter des livres à ses téléspectateurs (on se rappellera à ce sujet son intervention à SP où son anus s'est fait tirer), mais qu'elle a réussi également à attirer des votes en faveur d'Obama (et à faire fuire d'autres, mais en proportions moindres).
vendredi 25 juillet 2008
jeudi 24 juillet 2008
Obama: la continuité dans le changement?
Pourtant, au final, rien de quoi mouiller les chemises. Bien sûr, y a la lutte contre le réchauffement climatique (bah, qui n'est pas pour aujourd'hui), la rengaine sur le dialogue des cultures et des religions (idem) et le retrait d'Iraq (du moment qu'ils restent dociles).
Et comme je suis d'une terrible mauvaise foi (on ne se refait pas), j'ai aussi retenu ça:
- Obama a exhorté les européens à être plus présents sur le front afghan. Traduire par plus de troupes, histoire que les canadiens s'en prennent moins dans le fion.
- Il a appelé à un monde sans prolifération nucléaire. Sincère motivation, dans quel cas, on sait qui devrait le premier mettre la main à la pâte, ou avertissement voilé aux iraniens?
- Il a également prêché pour la paroisse du commerce global «qui est libre et juste pour tous».
Tu le sens souffler, le vent du changement?
P.S : Pour un compte-rendu plus complaisant, voir Le Monde.
jeudi 17 juillet 2008
dimanche 13 juillet 2008
Obama = Kennedy
Supposons que je me présente à un meeting de Pauline Marois avec une pancarte annonçant : Marois = Lévesque. On me prendrait pour un fou, mais personne ne songerait que ce faisant j'insulte la cantatrice péquiste.
Que dirait-on si je portais une pancarte McCain = Bush? En supposant que le président sortant passe pour un patriote à qui la nation doit beaucoup, on ne verrait là rien d'autre qu'un compliment. Aussi trouvera-t-on suprenante cette vidéo qui fait le tour des blogs américains où l'on voit une dame de 61 ans prendre une amende salée et une menace d'emprisonnement parce qu'elle porte une pancarte arborant le slogan : McCain = Bush. N'a-t-on vu plus beau désaveu de l'administration Bush de la part du camp républicain? Ça me fait rêver.
La vidéo:
Et ma source.




