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lundi 25 août 2008

Tête de Turc 1: Sarko le démago

Dans la nouvelle série des Têtes de turc qui nous causent des crises d'apoplexie, on ne manquera pas de citer la petite Sarkozette qui s'paie la pissette sur la croisette.

Bien connu pour ses sorties médiatiques dans le style éléphant dans un magasin de porcelaine (qui eurent leur succès du côté des fabricants d'aspirateurs industriels), l'éléphant élyséen s'en était donné à coeur joie avec les syndicats, les pêcheurs, les ouvriers agricoles, les vieilles femmes aveugles qui traversent la chaussée et j'en passe. Il a même eu récemment quelques mots d'opprobre à l'égard des militaires qui manqueraient de professionnalisme (faut se l'avouer, il a raison! regardez tous ces hommes sur leurs jambes, bien vivants), provoquant une démission au plus haut niveau de l'état-major.

Mais là, le Sarko démago vient nous titiller l'ego démocrate ouestocentrique. Profitant qu'il s'en aille commémorer les massacrés d'antan à Maillé, le pourfendeur du verbe nous en met plein la gueule avec des élans du coeur contre la barbarie, se permettant à l'occasion de comparer les Talibans aux Nazis massacreurs de village du temps de l'Oncle Nestor.

Aussi, si on peut se permettre quelques petites remarques de circonstances, et ce sans vouloir plaider la cause du talibanisme, ne faut-il pas rappeler justement que l'envahisseur étranger dans le cas de l'Afghanistan, c'est pas les barbus "barbares moyenâgeux" autant qu'il voudra, mais les forces de la "coalition", appuyée peu ou proue par l'opinion internationale, ça ne change rien.

En attendant que les soldats français aillent mourir et massacrer chez eux, on rappellera discrètement que l'échec de la mission (pacificatrice, civilatrice, gazoductrice, appelez-la comme il vous plaira) est patent.

jeudi 24 juillet 2008

Obama: la continuité dans le changement?

Dans le cadre d'une tournée européenne triomphale, Obama à Berlin, devant plus de 200 mille pedzouilles en pâmoison (le clin d'oeil historique, un peu too much?) a fait son show dans un discours aux allures de concert des Stones.

Pourtant, au final, rien de quoi mouiller les chemises. Bien sûr, y a la lutte contre le réchauffement climatique (bah, qui n'est pas pour aujourd'hui), la rengaine sur le dialogue des cultures et des religions (idem) et le retrait d'Iraq (du moment qu'ils restent dociles).

Et comme je suis d'une terrible mauvaise foi (on ne se refait pas), j'ai aussi retenu ça:

- Obama a exhorté les européens à être plus présents sur le front afghan. Traduire par plus de troupes, histoire que les canadiens s'en prennent moins dans le fion.

- Il a appelé à un monde sans prolifération nucléaire. Sincère motivation, dans quel cas, on sait qui devrait le premier mettre la main à la pâte, ou avertissement voilé aux iraniens?

- Il a également prêché pour la paroisse du commerce global «qui est libre et juste pour tous».

Tu le sens souffler, le vent du changement?

P.S : Pour un compte-rendu plus complaisant, voir Le Monde.