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mardi 4 novembre 2008

Enfin de la compagnie pour le iPhone !

En quête d’une étincelle quelconque qui viendrait des pixels de mon écran pour me motiver à écrire la deuxième partie de l'édito du prochain numéro de "Tour du monde en 80 fions", j’ai décidé -après avoir vérifié mes courriels pour la 4e fois dans la même minute- de chercher l’aventure dans les petits menus en haut que je ne regarde jamais…

Et là j’ai vu le mot : Android. Le projet de téléphone de Google. Alors, comme je suis bilingue et que je voulais en savoir plus, j’ai cliqué sur « Learn more ». Deux cliques plus tard, je le vois qui tournoie sur lui-même…

Le tout puissant iPhone de Apple, après avoir régné en maître sur le monde et l’image de ceux qui veulent être « fun et bigarrés, frais et bien formés » voit enfin un adversaire débarquer : le G1 de Google.

Les deux compagnies étant deux grosses représentantes du cool, de l’innovation, des développements de trucs très axés sur le pratique et du user friendly, l’engouement pour la nouvelle bibitte de Google ne devrait pas tarder à se faire sentir.

La question qui se pose est la suivante : est-ce que le G1 est de taille à faire frémir le iPhone ?

Un petit tableau comparatif pour illustrer les différences :

Un peu plus de détails :

  • Transfert de fichiers : alors que le iPhone requiert iTunes pour transférer toute sorte de fichiers, le transfert de fichiers pour le G1 se fait directement sur carte mémoire. Bien sûr, pour l’un comme l’autre, la possibilité de télécharger directement de l’Internet via Wi-fi ou 3G est toujours possible.
  • Achat de musique en ligne : pour la compete avec iTunes, Google a fait du pied à Amazon. Catalogue moins fourni, mais prix un peu plus bas et surtout, pas de « Digital Rights Management ». La musique achetée peut donc être lue n’importe où, passée à des potes, etc.
  • Applications par défaut : le G1 arrivera directement avec les applications Google de base : gmail, google maps, google calendar, gtalk et YouTube. D’autres applications peuvent être obtenues par le biais de Android Market, le « App Store » signé Google. Grand move de Google, la création d’une compétition pour le développement d’applications avant que le téléphone ne sorte.
    Pour l’histoire, il faut rappeler qu’avant que le iPhone ne sorte, le iTouch a servi pour le développement de nombreuses applications ensuite récupérées par son grand frère ironiquement arrivé après lui -fils illégitime peut-être?
  • Fournisseur d’accès : le iPhone est distribué par AT&T (l’équivalent de ROGERS) tandis que le G1 sera distribué par T-Mobile (l’équivalent de FIDO). Comme il peut être vu dans le tableau, le G1 coûtera légèrement moins cher. Toutefois, le grand problème de T-Mobile (que j’appelle T-Maudit, ou encore T-Débile), c’est la réception. Leur couverture se résume aux grandes villes est se révèle assez souvent problématique. C’est pour cela qu’ils compensent avec des plans moins chers. AT&T, pour leur part, on un slogan qui ne dément pas : « More bars in more places ». C’est pas des soulards, ils parlent des « barres » qui représentent la puissance du signal de couverture dans la plupart des téléphones.
  • L’interface (ma petite touche perso) : j’introduis là l’autre adversaire de l’histoire, le Balck Berry. Lui, c'est le représentant du trop classe et du sérieux, du professionnel. Mais surtout, le Black Berry a toujours été là entre autres parce qu’il présentait un clavier avec boutons, ce qui n’est pas le cas du iPhone mais celui du G1. Oui la technologie tactile est fun, mais est-elle efficace ? Chacun sa réponse, chacun sa préférence…
  • Un application qui pourrait faire la différence (autre touche perso) : gdildo ou idildo. Si cette application utilisant le vibrateur des téléphones pouvait être développée, elle pourrait consitutuer un atout majeur pour celui qui la développera... A vos codes !

Pour ma part, je viens de récupérer un vieux Nokia (je vous assure, ils existent encore) de chez mon cousin parceque j'ai eu un problème avec mon Ericsson (qui existe toujours également, mais croyez en l'expérience, vous n'en voulez pas). Peut-être vais-je prendre sur moi-même et utiliser le Samsung que j'ai eu gratuitement avec mon plan T-Débile et qui possède la pire interface de l'histoire de la téléphonie maudite.

Allez, les fions, les fions, les fions...

mercredi 3 septembre 2008

Big Browser is Watching You

Il est de mes mauvaises habitudes d'aller fureter du côté des fleurs maudites avant d'aller pioncer. Cela se résume généralement par la quête de sites à caractère pour moi graphiques (pour vous aussi si vous le souhaitez). Or quelle fut ma surprise en découvrant ça!


Vous voyez pas? Le petit lien avec un gros BETA à la fin et un Nouveau! en rouge au début. Chrome. C'est quoi Chrome? 

Chrome c'est la réponse de la bergère au berger. C'est le début d'une ère nouvelle. L'annonce d'une guerre à armes égales. Et avec le style qui se doit pour honorer ces Seigneurs, puisque l'annonce fut faite par l'entremise d'une bande dessinée (ce qui n'est pas pour déplaire à Rytal).

Je vous ai déjà dit tout le mal que je pensais de Ballmer. Mais je ne vous ai pas parlé du caractère pugnace de l'homme écureuil, alias Eric Schmitt, alias le patron de Google (voir la bouille ci-bas). 



Avec 70% de part de marché, IE est déjà une menace pour Google. Avec la beta de IE 8, on a clairement compris que la compagnie de Redmond (wow, une métonymie! comme dans La Presse...) veut définitivement couper l'herbe sous les pieds du géant de la recherche. 

Avec Chrome, c'est Schmitt qui fait la nique à Ballmer.

Chrome, je l'ai essayé (en fait je l'utilise actuellement). Alors pour les amateurs, voici ma petite liste des pours, des contres et quelques commentaires.

D'abord les contres. Chrome est encore en version Beta (et surtout uniquement en version windows, les versions Linux et Mac sont attendues pour dans quelques mois). Du coup, il arrive que le butineur marche mal, ou pas. Comme sur Facebook, site de genre s'il en est... Mais pas seulement, David Pogue du New Yortk Times indique notamment que les vidéos sur NBC Olympics ne fonctionnent pas.  

La fonction Zoom n'est pas aussi agréable que celle de FireFox 3 par exemple (qui permet de zooooooomer la page, images inclues, pas juste le texte). 

Mais ça c'est encore de l'ordre de l'esthétique. Chrome ne fera pas que des heureux, particulièrement chez les aficionados des adds-on de FF qui en seront privés. Idem du côté des amateurs d'aggrégateurs de flux RSS. Pas de lecteur par défaut, faut se mettre au Google Reader, mes chers.

Sur ces entrefaites, passons au positif. Et là on peut parler d'un beau capital. Chrome est putainement léger, rapide à en devenir insultant. Voici un benchmark de rapidité d'exécution de javascript (les résultats sont donnés en millisecondes, donc le moins le mieux).

Outre le fait d'incorporer le moteur de rendu de pages web WebKit, celui-là même que Apple a choisi pour Safari (particulièrement pour sa version iPhone), Google a développé une technologie de machine virtuelle pour exécuter efficacement le javascript. La société a particulièrement innové du côté du binaire puisque ce dernier est généré en cours d'exécution, avec optimisation maximale (sic) pour le matériel visé.  

Chrome permet également de créer de petits "exécutables" pour lancer directement Google Docs, Reader, Maps, Earth, comme une application stand alone. N'y voyez aucune offensive visant M$.

Mais surtout, la révolution réside dans la conception du fureteur comme un OS à part entière. Chaque Tab est une application (process), et Chrome offre un Gestionnaire des tâches pour voir combien chaque Tab consomme de ressources, et le tuer (fermer...) au besoin, sans affecter le butineur dans son ensemble.

La cerise sur le gâteau: le code de Chrome est Open Source! De quoi donner des douleurs colonales aux empafés qui ne verraient dans Google qu'une machine à voler nos informations personnelles pour s'enrichir... Un Big Browser vilain.

Ça m'a donné faim tout ça. Allez ouste Microsoft. Traîne pas dans les pattes. De l'air...

vendredi 29 août 2008

Tête de Turc 3: Ballmer le destructeur

Inondé de courriels me demandant qui sera la prochaine tête de Turc, j'ai pas hésité à me réveiller en pleine nuit pour dire enfin la vérité: c'est Steve Ballmer le méchant enculé.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Ballmer est le grand patron vicieux de Microsoft. Encore plus méchant que Bill "je lutte contre le sida" Gates. On prétend qu'il aurait violé sa grand-mère pour pénétrer dans la compagnie...

Pour ceux qui le connaissent, on ne s'attardera pas sur la question, on est d'accord: Ballmer est un enculé.

Déjà connu dans les années 1990 pour être la machine de guerre du monstre Microsoft, il est aujourd'hui considéré comme le lion pansu (on aura reconnu la crinière!) qui ne fait plus peur à personne.

Depuis que Microsoft se fait enculer avec du gravier par (la fut petite start-up) Google, plus personne ne craint la bête immonde de l'informatique qui fit jadis fermer Netscape et tant d'autres (petite, moyennes et grandes) entreprises.

Aujourd'hui Microsoft est la risée des programmeurs de Cégep. Plus personne n'admire leurs succès (quels succès?). Tout le monde déteste Vista. Grrr. Même Yahoo refuse leur offre "agressive" d'achat. Et il y en a qui rejettent l'entière responsabilité sur bas le maire.

Mais Ballmer n'est pas en reste. L'annonce de la dernière version de IE 8 a quelque chose de surprenant. Ne voilà-t-il pas que l'on apprend récemment que le prochain navigateur de Micro$oft offre à l'usager un contrôle "supérieur" sur l'information qu'il transmet, et permet notamment la désactivation des publicités, incluant celles de Microsoft!

Belle initiative pourrait-on croire. Mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Google n'existe que parce qu'il contrôle la pub sur le web. 95% des internautes utilisent IE (ok, j'exagère, 94%). Microsoft lui peut survivre sans la pub. Google ne le peut pas. Et si on lui coupait les couilles, quitte à se saborder?

Voilà le calcul perfide de cet abominable monstre des logiciels. Ballmer, l'enculé de sa mère!


Putain faut que je partage ça sur fesses book

lundi 28 juillet 2008

Une pomme dans l'fion

Pendant que des compagnies comme Google, Yahoo et consorts offrent un service web gratuit, Apple a récemment mis en ligne un service de courriel (1) payant au tarif de 100$ l'année, permettant à ce prix de synchroniser PC, Mac et iPhone pour une meilleure (?) intégration des services de courriel, calendrier et tout le toutim.

Mais ne voilà-t-il pas que 1% des usagers ont eu une mauvaise surprise. Durant près de deux semaines, le service ne fonctionnait tout simplement pas. Pis encore, un dixième des mails perdus le sont à jamais. Et les gens paient pour ça! Et la compagnie s'excuse à demi-mot, dans le genre : va chier.

Non, je corrige. Ils ont créé un blog (woohoo) pour informer leurs usagers du bordel qui se passe. Et y en a même qui sont là à s'extasier devant l'exploit! Cette compagnie est pas croyable de par le crédit dont elle jouit, à tort ou à raison...

1 Oui, ce blog s'écrit au québec, et alors?

jeudi 17 juillet 2008

Google couche avec ma femme

Google a récemment été contraint par la justice à révéler les logs de ses serveurs à l'éditeur de contenu vidéo Viacom afin d'évaluer les dommages et pertes dues aux diffusions illégales de ses capsules sur YouTube, ce qui en fait en soi un précédent dans l'histoire de la compagnie Google.



Lorsque les premières inquiétudes entourant les informations confidentielles détenues par Google se firent entendre, ce qui remonte à l'ouverture du capital de Google en bourse, la compagnie de Montain View avait eu ce charmant Don't be evil pour réplique qui fit presque rire tant c'était inusité dans le monde des affaires.

On fut presque surpris néanmoins quand Google refusa tout bonnement de révéler ces informations au gouvernement américain qui les réclamait au nom de la lutte contre le terrorisme. On pouvait se demander alors si Don't be evil c'était un peu plus sérieux. Même si il y eu toute cette histoire récemment autour du lien sur la page d'accueil vers la politique de préservation de la vie privée, on était en droit de se dire un peu naïvement que le géant de l'informatique se plaçait comme le meilleur ami de l'usager.

Dans cette affaire avec Viacom, Google a trouvé un accord avec le plaignant pour lui remettre non pas les logs des usagers (adresse IP, identité, durées des visites, etc.) mais des nombres qui leur sont associés et qui garantissent l'intégrité de la protection de la vie privée. Néanmoins, voilà un précédent qui laisse croire que la justice ou les institutions étatiques peuvent contraindre Google à aller à l'encontre de ses prétentions politiques et morales.